À Paris, le Parti communiste ouvre son siège climatisé au public, et veut en faire un enjeu très politique

Le Parti communiste français a ouvert son siège parisien au public pendant le week-end, alors que la capitale connaît une vague de chaleur intense, afin de montrer l’exemple en matière de fraîcheur urbaine. Cette initiative coïncide avec la présentation, début juillet, d’une proposition de loi par le parti visant à permettre la réquisition des lieux climatisés et inoccupés, comme les centres de congrès ou les locaux commerciaux vides, en cas de vigilance rouge canicule. Le texte, porté par le sénateur Ian Brossat, est justifié par la nécessité de garantir l’accès à la fraîcheur, considérée comme un enjeu de santé publique, notamment pour les personnes vulnérables. L’Espace Niemeyer, habituellement fermé au public, ouvre exceptionnellement ses portes ce week-end, de midi à 18h, offrant une alternative aux lieux de loisirs traditionnels comme les piscines et certains musées, fermés plus tôt en raison des fortes chaleurs. Le siège du PCF, construit par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer et classé monument historique en 2007, est habituellement réservé aux manifestations internes. En rouvrant ses portes, la direction du parti affirme vouloir prôner la solidarité face aux conséquences du changement climatique. Ian Brossat reconnaît que la réquisition de bâtiments privés impliquerait une organisation et des ressources humaines supplémentaires, suggérant le recours à des bénévoles. Parallèlement, le parti propose de financer ce dispositif via une taxe additionnelle sur le tabac. La mesure arrive à un moment où les villes peinent à offrir des solutions fraîches et inclusives, et où les inégalités face à la canicule se creusent, rappellent les promoteurs de cette initiative, qui interroge sur le rôle des collectivités et des acteurs privés dans la gestion des vagues de chaleur.
Katen Doe

Le HuffPost

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