À Paris, une plaque pour des Justes vandalisée 84 ans après la rafle du Vel d’Hiv
Un nouvel acte de vandalisme a été commis à Paris contre un lieu de mémoire lié à la Shoah. La plaque installée en 2020 au 15, rue Louis-Braille dans le 12ᵉ arrondissement rend hommage au couple Arsène et Angèle Richard et à leur fille Marcelle. Ces trois membres de la famille avaient recueillé en 1942, après la rafle du Vel d’Hiv, le jeune Edmond Richemond, âgé de 13 ans, échappé à l’arrestation de sa mère. En 2018, ils avaient été reconnus « Justes parmi les Nations » par l’Institut Yad Vashem. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a dénoncé ce vandalisme vendredi 17 juillet sur X, à la veille d’un week-end de commémoration des 84 ans de la rafle. Il a rappelé son soutien à la communauté juive et la détermination de la Ville de Paris à lutter contre l’antisémitisme. Cette dégradation s’inscrit dans une série d’actes antérieurs visant des symboles de la mémoire collective à Paris, comme des tags antisémites sur la statue de la place de la République ou la destruction d’un olivier planté en hommage à Ilan Halimi. La plaque endommagée avait été auparavant protégée par une vitre, mais les traces de la détérioration sont visibles. La Ville de Paris avait apposé cette stèle en 2020 pour préserver la mémoire de ce geste de courage et d’humanité.
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