Affaire Lyhanna : 134 personnes ont été placées en détention provisoire depuis que la justice réexamine 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que les magistrats disposeraient jusqu'au 14 juillet pour examiner l'ensemble des plaintes visant le traitement de l'ancien détenu Jérôme Barella, décédé en garde à vue en novembre 2023. Cette décision fait suite aux critiques sévères dont a fait l'objet la gestion de l'affaire par les autorités pénitentiaires et judiciaires.
Le décès de Jérôme Barella, survenu dans la nuit du 4 au 5 novembre dernier à la prison de Marseille-Fos, a suscité un vif tollé et mis en lumière des dysfonctionnements notés dans la prise en charge des détenus en détention provisoire. Plusieurs plaintes avaient été déposées à l'encontre de la direction de l'établissement pénitentiaire et de magistrats, accusés de négligence et de manquements dans le suivi de sa situation.
En répondant aux accusations, le ministre a choisi de donner une nouvelle opportunité procédurale aux enquêtes en cours. Cette décision, qui prolonge le délai d'examen déjà fixé à plusieurs reprises, vise à permettre une analyse approfondie et impartiale des faits par la justice. Le ministère affirme ainsi vouloir "travailler sereinement" pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de la mort de Jérôme Barella.
Cette année renvoie à un délai précis dans une procédure judiciaire complexe, où la lourdeur des accusations justifie, selon le ministre, une période d'examen accrues. La date limite du 14 juillet prochain fixe ainsi un nouvel échéan pour que les magistrats rendent compte de leurs investigations et puissent, le cas échéant, ouvrir une information judiciaire.
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