Après l’arrêté d’expulsion de Xenia Federova, le Rassemblement national ne sait pas sur quel pied danser
L’expulsion de la chroniqueuse russe Xenia Fedorova, accusée de relayer des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes et de « destabiliser l’ordre public » en France, a suscité une vive réaction politique. Si la décision a été largement saluée au sein de la classe politique, elle n’a pas fait l’unanimité chez les élus du Rassemblement national. Des membres du parti d’extrême droite ont dénoncé un « deux poids, deux mesures », estimant que l’État ferait preuve d’une efficacité accrue pour censurer une voix dissidente plutôt que de poursuivre des délinquants étrangers. Des propos contestés par Thomas Ménagé, qui a toutefois réaffirmé sa volonté de voir expulser d’autres personnes répondant à des critères similaires. Cette prise de position ne surpreut pas, le RN étant régulièrement critiqué pour sa proximité affichée avec la Russie et son soutien systématique aux médias de Vincent Bolloré. L’eurodéputé Thierry Mariani, connu pour ses liens avec la Russie et sa sympathie pour Vladimir Poutine, a critiqué le gouvernement, accusé de faire taire une voix discordante dans la presse française. La journaliste, salariée par le groupe Canal+, travaillait pour CNews, Europe 1 et le JDNews, des médias proches du milliardaire conservateur. La polémique avait intensifié fin mai après un article du « Monde » mettant en avant son influence croissante auprès de Vincent Bolloré.
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