Après la crise à Ceuta, ce n’est pas l’espace Schengen que Laurent Nuñez pointe du doigt
Lors d’une réunion informelle des ministres de l’Intérieur des 27 pays de l’Union européenne, tenue mardi 4 août 2026, après la crise migratoire majeure survenue à Ceuta, le ministre français Laurent Nuñez a pris la parole. Plusieurs délégations avaient critiqué la gestion de la situation et certains avaient évoqué, en début de crise, l’exclusion de l’Espagne de l’Espace Schengen. Le ministre a salué la réaction rapide de Madrid et le déploiement des forces, qui ont conduit au retour de plusieurs dizaines de milliers de migrants. Les participants sont convenus que l’Espace Schengen n’était pas la cause du problème, mais une partie de la solution, aucune traversée n’ayant été effectivement réalisée.
Néanmoins, les autorités ont dénoncé des dissensions au sein de l’UE, qualifiées de « pire des maux » par Laurent Nuñez. Il pointe en particulier l’instrumentalisation d’images de la crise par des « États étrangers », qui bénéficieraient de ces supports pour attiser les tensions et affaiblir la cohésion européenne, sans toutefois les nommer. Le discours fait écho aux accusations de désinformation formulées par la Commission européenne, dont le commissaire aux migrations a salué la résilience de l’Europe. La situation a été l’occasion de tensions transatlantiques, des déclarations de Donald Trump et de JD Vance ayant critiqué la gestion de la frontière américaine. Les autorités espagnoles ont indiqué que près de 70 000 migrants avaient quitté Ceuta, tandis qu’un bilan humain s’élevait à une soixantaine de morts.
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