Atos Group Records €3.4B Loss in 2023 Due to Costly Acquisitions
En 2023, le groupe Atos a enregistré une perte de 3,4 milliards d'euros, principalement due à des dépréciations comptables. Cette perte est attribuée aux acquisitions coûteuses réalisées par l'ancien PDG, Thierry Breton, telles que Syntel, Xerox et les activités informatiques de Siemens. La branche "Eviden" d'Atos a également subi une perte de valeur de 2 milliards d'euros, résultant des acquisitions précédentes. Une grande partie de ces pertes comptables, soit près d'un milliard d'euros, est enregistrée aux États-Unis, où Atos est principalement présent par sa filiale Syntel. La politique d'acquisitions et de croissance externe de Thierry Breton a été critiquée pour son caractère sélectif ou insuffisant. Bien qu'il ait affirmé qu'Atos n'avait aucune dette, la dette brute s'élevait en réalité à 5,4 milliards d'euros en 2019. Thierry Breton a réussi à réduire la dette nette grâce à la vente d'actions de Worldline, mais l'acquisition de Syntel a entraîné un endettement net de 2,9 milliards d'euros pour Atos. La stratégie d'Atos consiste à financer ses acquisitions par endettement afin de valoriser les actions Atos ou Worldline, ce qui a profité à Thierry Breton. Après son départ, la dette nette d'Atos est passée à 3,16 milliards d'euros. Thierry Breton a été contraint de vendre ses actions Atos et a été soumis à une taxe de 62%.
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