Aux Etats-Unis, l’accord avec l’Iran irrite jusqu’aux élus républicains qui le jugent favorable à Téhéran

Plusieurs élus républicains ont manifesté leur mécontentement à l’issue de la signature, vendredi 17 juin à Versailles, d’un accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin à un conflit de plusieurs mois. Ce protocole, immédiatement qualifié de « trop permissif » par ses détracteurs, met fin aux frappes militaires américano-israéliennes contre Téhéran et prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, en échange d’un allègement des sanctions et de la perspective de négociations sur le programme nucléaire iranien dans les deux mois. Ses critiques s’estiment trahis par leur propre camp, estimant que les conditions obtenues sont bien moins rigoureuses que celles promisees par le président Donald Trump avant l’intervention. Des parlementaires, dont le sénateur Bill Cassidy, ont dénoncé un « pire raté en matière de politique étrangère » ou un accord comparable à celui de 2015, jugeant les Iraniens soulagés et les États-Unis affaiblis. Le sénateur Ted Cruz a quant à lui réclamé à son tour au chef de l’exécutif de ne pas verser d’importantes sommes de reconstruction à un régime qu’il perçoit comme dangereux. Les réserves émanent principalement de la frange conservatrice du parti de Trump, tandis que d’autres membres de la majorité, comme John Thune ou Lindsey Graham, se sont déclarés plus prudents mais souhaitent examiner le texte définitif. Du côté démocrate, l’accord est globalement rejeté, certains le considérant comme une capitulation qui renforce la position de l’adversaire. De son côté, Donald Trump a défendu son œuvre, présentant cet accord comme indispensable pour ouvrir une voie de passage stratégique et éviter une escalade coûteuse, tout en laissant entendre que de nouvelles frappes pourraient intervenir en cas d’échec des discussions.
Katen Doe

L'Obs

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