Avant le jugement en appel, Le Pen s’offre sur LCI un plaidoyer plein d’approximations et contrevérités

Marine Le Pen, leader du Rassemblement national, a accordé un long entretien à Darius Rochebin sur LCI à six jours de la décision de la Cour d’appel de Paris concernant les assistants parlementaires. Elle y a évoqué un acharnement judiciaire, comparant son sort à ceux de François Bayrou, relaxé, et Jean-Luc Mélenchon, non poursuivi. Elle a également décrit son parti comme victime d’un traitement différent. Plusieurs de ses déclarations ont été pointées comme approximatives ou contestables. Sur le plan judiciaire, si l’affaire du MoDem concerne onze contrats pour un total de 300000euros, celle qui la vise concerne 46contrats pour 4,5millions d’euros. Les juges avaient notamment retenu son rôle central. Sur le plan politique, son discours a alterné entre récit personnalisé et raccourcis. Elle a évoqué des résistants du Front national, en citant Georges Bidault, dont le refus de prendre la tête du mouvement en 1965 est bien documenté. Elle a aussi suggéré que les perquisitions récentes dans plusieurs pays européens, liées à une enquête du parquet européen visant son parti, relevaient de la coïncidence, alors que l’audience approche. Ces éléments, présentés comme une définition d’un combat judiciaire et politique, forment le socle de ses déclarations à LCI.
Katen Doe

Le HuffPost

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