Avec la canicule, un logement sur deux devient « une bouilloire », alerte ce rapport qui donne des pistes de survie

Un rapport publié le 18 juin par la Fondation pour le Logement met en lumière l’ampleur de l’insuffisance d’isolation des logements en France, qui amplifie les effets des vagues de chaleur. Selon l’étude, près d’un logement sur deux est qualifié de « bouilloire thermique », c’est-à-dire incapable de limiter la chaleur ambiante en l’absence de protections adaptées telles que volets, stores ou isolation performante. Dans un contexte de canicules de plus en plus fréquentes et intenses, ce phénomène représente un risque sanitaire majeur, l’Organisation mondiale de la santé rappelant que tout ce qui dépasse 26 °C la nuit et 30 °C le jour altère le bien-être des occupants. Le rapport souligne que plus de 40 % des logements français ne sont pas équipés de volets, solution pourtant essentielle pour réduire les températures intérieures de plusieurs degrés. D’autres mesures, comme l’installation de ventilateurs plafonniers ou l’aération nocturne, peuvent apporter un soulagement, mais les climatiseurs ne sont pas recommandés, car ils rejetent la chaleur à l’extérieur et aggravent les îlots de chaleur urbains. Face à cette situation, la Fondation pour le Logement réclame l’urgence d’adapter les politiques du logement. Elle appelle notamment à l’adoption d’une loi « Zéro logement bouilloire », prévoyant des droits pour les locataires et des indicateurs de confort estival sur les annonces immobilières. Les inégalités sont également pointées du doigt, les habitants des quartiers populaires étant particulièrement exposés, quels que soient leur situation géographique ou leur niveau de revenus. Des solutions existent, mais leur déploiement rapide est nécessaire pour faire face aux futurs épisodes de canicule.
Katen Doe

Le HuffPost

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