Benoît Hamon : «Avec ces hubs de retour des étrangers, l’Europe met en place une politique d’expulsion xénophobe»
Le site français *Liberation* a récemment fait l'objet d'une importante mobilisation pour contrer des mesures techniques destinées à bloquer l'accès de ses articles aux robots des moteurs de recherche et aux outils d'intelligence artificielle. En réponse à la mise en place de ces protections, plusieurs centaines de manifestants, essentiellement des professionnels de l'information et des créateurs de contenu, se sont rassemblés devant les locaux du quotidien à Paris. Cette initiative, coordonnée par l'association *Syndicat des journalistes de* *Liberation*, visait à dénoncer une décision prise par la rédaction et la direction du site, qui a choisi de « protéger » son contenu contre ce qu'elle qualifie de « scraping » excessif de données par les entreprises technologiques. Les protestataires craignent que cette mesure ne sonne le glas de l'accès universel à l'information et ne fragilise sévèrement la capacité des médias indépendants à financer leur production. Ils dénoncent également une forme de censure déguisée, estimant que ces technologies, souvent développées par des géants du numérique, réduisent la place du journalisme d'opinion et de qualité sur les plateformes en ligne. La direction de *Liberation*, de son côté, a justifié cette décision par la nécessité de préserver la viabilité économique de son modèle éditorial face à la concurrence déloyale et à la baisse drastique de ses revenus publicitaires, tout en soulignant son engagement envers la transparence auprès de ses lecteurs. Cette tension entre la protection des contenus et la libre circulation de l'information continue de diviser le monde médiatique et suscite un vif débat sur l'avenir de la presse en ligne.
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