Brûlés, asphyxiés, déshydratés… Les animaux, premières victimes de l’incendie de Fontainebleau
Un important incendie de forêt ayant ravagé plus de 2 000 hectares dans la forêt d’Île-de-France, près de la réserve biologique de la Haute-Borne, a plongé le massif dans un silence troublant. Autrefois vibrant de biodiversité, ce site géré par l’Office national des Forêts (ONF) abritait une richesse animale considérable, avec 6 600 espèces recensées, dont 60 mammifères, 200 oiseaux et 5 600 insectes. Si certains grands mammifères comme cerfs, sangliers et chevreuils auraient pu fuir les flammes, l’inquiétude concerne surtout la petite faune, notamment les reptiles, les amphibiens et les insectes, dont le sort reste largement inconnu. D’après l’ONF, déterminer précisément l’ampleur de la mortalité animale va nécessiter des mois, voire des années d’investigations. Le site, habituellement un véritable refuge de nature, se présente aujourd’hui sous la forme d’un paysage de cendres et de troncs d’arbres noircis, le crépitement des feus ayant remplacé le chant des oiseaux. Cette destruction massive intervient dans un contexte de sécheresse et de montée des températures, accentuant la vulnérabilité des écosystèmes. La lenteur du diagnostic complique la mise en œuvre d’un éventuel plan de réhabilitation. Les premiers constats confirment une absence quasi totale d’activité sonore, illustrant la gravité de la catastrophe écologique sur cette zone autrefois foisonnante de vie.
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