Ces sondages montrent que les partisans de Le Pen n’ont rien à faire de sa condamnation (au contraire)

Malgré une double condamnation, y complique dans l’affaire des détournements de fonds publics, Marine Le Pen a officialisé sa quatrième candidature à l’élection présidentielle française. Cette annonce, intervenue début juillet 2026, n’a pas interrompu la dynamique favorable au Rassemblement national. Plusieurs sondages publiés fin juin et début juillet indiquent, en effet, une progression de son score dans les intentions de vote, le portant autour de 35 à 36 % au premier tour, soit une hausse de quatre points en une quinzaine de jours. Cette avance survient alors même que le parti caracolait déjà en tête des intentions depuis plusieurs mois, avant même la confirmation de son statut de candidate. L’élection de Marine Le Pen coïncide avec un regain global du RN. Si Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, enregistre également une progression, d’autres figures de la macronie perdent du terrain. Édouard Philippe et Gabriel Attal stagnent ou baissent dans les sondages, illustrant la difficulté de la succession d’Emmanuel Macron. Parallèlement, des contestations internes émergent au sein du parti de gauche, certains cadres et militants exprimant des réserves sur la candidature de la dirigeante, considérée comme controversée par certains sympathisants. Devant ses propres contradictions affirmées, notamment son rejet passé d’un bracelet électronique et son ancienne revendication d’inéligibilité pour les élus condamnés, Marine Le Pen a dû faire des concessions. Son état de droit, confirmé en appel, ne semble cependant pas bouleverser sa base. La quasi majorité de ses sympathisants approuvent sa décision de briguer le pouvoir, renforçant ainsi la place du RN dans le paysage politique français à l’approche du scrutin.
Katen Doe

Le HuffPost

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