Comment le renseignement russe a tenté de recruter des nationalistes corses via l’association SOS Donbass
Un rapport sensible met en lumière les activités d'une association humanitaire basée à Pau, SOS Donbass, soupçonnée d'être une "officine" à la solde de Moscou. Ses recherches viseraient à déstabiliser la France en exacerbant les mouvements séparatistes régionaux, en particulier en Corse, par le biais d'un rapprochement entre le service de renseignement russe, le GRU, et le parti indépendantiste corse Nazione.
Cette enquête, menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), porte sur l'une de ses principales suspectes, Anna Novikova, une Franco-Russe décrite comme l'une des figures majeures de la lutte contre les ingérences russes en France depuis 2022. Les éléments recueillis suggèrent que l'objectif de SOS Donbass serait de semer la discorde en France, pays perçu comme hostile aux intérêts russes, en utilisant des tactiques classiques de l'influence soviétique, consistant à exploiter les tensions locales pour affaiblir l'État.
Le cas de ce collectif caritatif, dirigé pour part par Vincent Perfetti, se décrit lui-même comme "Corse de sang et Russe de cœur", illustre cette stratégie d'infiltration. En se positionnant comme acteur humanitaire, SOS Donbass aurait facilité des contacts discrets entre les services de renseignement russes et des mouvements nationalistes corses. Les autorités françaises, mobilisées depuis le début du conflit en Ukraine, considèrent ces activités comme une menace directe à la souveraineté et à la sécurité du territoire, faisant de cette affaire un dossier central dans la lutte contre les ingérences étrangères.
Le Parisien
Libération
L'Express
France Info
20 Minutes
BFM
Capital
Challenges
Courrier international
Europe 1
L'Équipe
L'Humanité
L'Obs
La Croix
La Tribune
Le Figaro
Le HuffPost
Le Monde
Le Point
Les Echos
Marianne
Public Sénat
RTL