Des incendies à la cybersécurité, le gouvernement pris en défaut sur son sens des priorités

Le gouvernement est de nouveau pointé du doigt pour ses retards et ses choix prioritaires en matière de cybersécurité, alors que une importante intrusion dans les systèmes de l'administration fiscale a été confirmée fin août 2026. Cette violation a touché près de 700 000 particuliers et professionnels, exposant des données sensibles comme les revenus fiscaux et les informations d'identité. Les critiques s'accumulent, notamment de la part du député socialiste Hervé Saulignac, qui dénonce une « négligence coupable » et un « attentisme irresponsable » de l'exécutif. Ce dernier aurait préféré se concentrer sur des mesures moins risquées et plus médiatiques, comme l'interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, au détriment d'un texte essentiel sur la cybersécurité. Ce projet de loi, baptisé « résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité », avait été adopté par le Sénat en mars 2025 et devait transposer des directives européennes dans le droit français. Son implementation aurait dû être achevée en octobre 2024, mais il reste bloqué au Parlement en raison de reports répétés. Les détracteurs estiment que ce délai a fragilisé les défenses du pays et créé une opportunité pour les hackers, qui auraient exploité des faiblesses identifiées depuis longtemps. Cette situation souligne un débat récurrent entre gestion de l'urgence et stratégie à long terme, où la cybersécurité de l'État semble moins prioritaire que d'autres sujets, malgré les risques directs pour les citoyens et la crédibilité des institutions.
Katen Doe

Le HuffPost

Le HuffPost, lancé le 23 janvier 2012, est un site d'information français.

Press ESC to close