Deux ans après les émeutes en Nouvelle-Calédonie, les juges d'instruction ordonnent un non-lieu général en faveur des militants kanaks, dont Christian Tein
Le parquet de Paris a classé sans suite l'enquête concernant 14 personnes soupçonnées d'avoir entraîné des violences lors de manifestations anti-pass sanitaire en 2021 et 2022. Ces individus, membres de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), avaient été mis en examen pour plusieurs délits, notamment complicité de violences volontaires et troubles à l'ordre public. Cette décision a été prise sur la base d'un résumé d'auditions et de la documentation judiciaire recueillie.
Selon les éléments consultés par franceinfo, le parquet estime qu'"il ne résulte pas de l'information judiciaire de charges suffisantes" pour maintenir ces poursuites à l'encontre de chacun des 14 membres visés. Le parquet n'a donc pas estimé nécessaire de renvoyer l'affaire devant un tribunal. Cette décision met fin à une procédure ouverte il y a près de deux ans, après des interpellations massives lors de manifestations contre les mesures sanitaires.
L'enquête, menée par la police judiciaire de Paris, avait abouti à ces mises en examen en avril 2022. Les investigations avaient alors permis de collecter de nombreuses vidéos et témoignages identifiant certains des individus comme faisant partie de cette cellule de soutien aux manifestants. Le ministère de l'Intérieur avait dénoncé à l'époque une "organisation" et une "stratégie" de contestation contre la politique sanitaire du gouvernement. L'issue de ce dossier est une illustration supplémentaire des difficultés souvent rencontrées pour établir des preuves tangibles de la coordination de ces actions lors de manifestations éphémères.
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