Dominique Reynié : « L’été 2026 aura montré que l’écologisme est devenu l’ennemi de l’écologie »
Dans une interview accordée au Figaro, Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), affirme que l’été 2026 a révélé une opposition entre l’écologisme et l’écologie. Pour lui, si le réchauffement climatique contribue à l’aggravation des incendies, la catastrophe observée est aussi le résultat de choix politiques influencés par une idéologie. Il distingue l’écologie, en tant que science et préoccupation environnementale, de l’écologisme, qu’il considère comme une construction idéologique au service d’un projet de conquête du pouvoir. Selon le responsable politique, des décennies de mobilisation ont abouti à une gestion controversée des forêts, avec des oppositions au débroussaillement, à la gestion forestière et aux retenues d’eau, qui auraient fragilisé la résilience des territoires. Il pointe ainsi du doigt une partie des militants et des décisions prises, accusés d’avoir affaibli les capacités d’adaptation et de gestion des risques. Cette analyse rejoint un discours plus large critiquant la manière dont certaines politiques environnementales auraient parfois exacerbé les risques plutôt que de les réduire. Reynié insiste sur la nécessaire distinction entre la protection de l’environnement et les discours idéologiques, jugés contraires à l’efficacité collective. Selon lui, l’urgence écologique exige des solutions pragmatiques et fondées sur la science, plutôt que des approches théorisées ou oppositionalistes. Cette prise de position soulève un débat sur le rôle de l’écologisme dans la gestion des crises environnementales.
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