Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal... À huit mois de la présidentielle, les ingérences russes se multiplient
À huit mois de l’élection présidentielle, les services de renseignement français et les partis politiques craignent une ingérence de grande ampleur de la part de la Russie. Plusieurs candidats, qu’ils aient ou non officialisé leur projet, ont été la cible, ces dernières semaines, de campagnes de désinformation par le passé. Des attaques qui, selon une source sécuritaire, sont restées peu visibles mais dont les effets sont dénoncés par les intéressés. Gabriel Attal, Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann ont ainsi été respectivement visés par des rumeurs sur leur santé ou leur entourage. Le gouvernement tente de se prémunir : un projet de loi visant à durcir les peines contre les auteurs de fausses informations dans un contexte électoral, notamment au profit d’entraves aux intérêts étrangers, a été présenté fin juillet. Une “commission d’information” doit également être créée pour alerter les candidats et le public. Des mesures que réclament aussi certains élus, comme ceux de gauche, qui souhaitent étendre le dispositif aux plateformes numériques étrangères, comme TikTok ou X. Ils pointent le risque de manipulation massives à l’approche du scrutin. Des appels à la vigilance renforcée se multiplient, alors que d’importants doutes planent sur la capacité à identifier et sanctionner ces ingérences, notamment sur les réseaux sociaux, avant le scrutin. Le sujet est d’autant plus délicat qu’il soulève la question des alliances passées de certaines formations avec la Russie.
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