En Angleterre, plus aucun décès dû au cancer du col de l’utérus chez les moins de 25 ans
Une étude majeure publiée dans *The Lancet* et menée par des épidémiologistes de la Queen Mary University of London démontre pour la première fois l’impact significatif d’un vaccin sur la mortalité par cancer. Les chercheurs ont analysé les données de santé en Angleterre portant sur les jeunes femmes nées entre 1995 et 2003, qui ont commencé à être vaccinées contre le papillomavirus humain (HPV) en 2008.
L’infection à HPV est très répandue et peut, dans certains cas, évoluer vers un cancer du col de l’utérus. Jusqu’à présent, il était démontré que la vaccination réduisait considérablement les infections, mais son effet sur la réduction de la mortalité n’était pas encore établi. Les résultats sont sans appel : entre 2020 et 2024, aucune femme âgée de 20 à 24 ans n’est décédée d’un cancer du col de l’utérus en Angleterre. Cette cohorte est la première à avoir bénéficié du programme de vaccination dès son adolescence.
Par comparaison, les modèles statistiques prévoient que, sans cette intervention vaccinale, on aurait compté 23 décès dans cette même tranche d’âge au cours de cette période. Cette découverte est qualifiée d’historique, confirmant que la vaccination préventive chez les adolescentes peut à elle seule éliminer la mortalité liée à ce cancer à l’âge adulte précoce. Une avancée qui souligne l’efficacité durable et vitale des programmes de vaccination collective.
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