En Guinée, une « épidémie » de disparitions forcées pour faire taire toutes les voix dissidentes
Un rapport diffusé samedi 4 juillet par le mouvement citoyen Tournons la page décrit la situation dramatique des droits de l’homme en Guinée, un an et demi après le putsch dirigé par Mamadi Doumbouya. Les auteurs du document soulignent l’installation d’un régime répressif, marqué par la paranoïa et la méfiance généralisées. Ce constat trouve une illustration frappante dans le cas d’Oumar Sylla, activiste prodémocratie enlevé en mars 2025. Son épouse, Hawadjan Doucouré, a livré un cri de détresse samedi à Paris, lors d’un rassemblement organisé par la société civile. Elle a notamment exigé que les autorités rendent son mari, soulignant qu’il souffre encore des séquelles physiques et psychologiques des tortures qu’il a endurées. « Une disparition forcée est un crime contre l’humanité », a-t-elle déclaré, dénonçant l’absence de l’homme et son importance au sein de sa famille.
Le rapport met en lumière l’ampleur de la répression sous le régime actuel. Des membres de la société civile, comme Abdoul Sacko, figure emblématique de l’engagement associatif, continuent de subir des violences et des harcèlements. L’atmosphère est devenue si pesante que la peur et la suspicion règnent parmi la population. Les auteurs appellent les autorités guinéennes à agir et à garantir le respect des droits fondamentaux. Cet état des lieux intervient alors que la communauté internationale observe avec préoccupation la détérioration de la situation politique et sécuritaire dans le pays, où la justice est souvent perçue comme un instrument de répression plutôt que comme un garant des libertés.
La Croix
Libération
L'Express
France Info
20 Minutes
BFM
Capital
Challenges
Courrier international
Europe 1
L'Équipe
L'Humanité
L'Obs
La Tribune
Le Figaro
Le HuffPost
Le Monde
Le Parisien
Le Point
Les Echos
Marianne
Public Sénat
RTL