Enquête financière sur Édouard Philippe et la Cité numérique du Havre
Des recherches ont été menées à l'Hôtel de Ville du Havre et au siège de la communauté urbaine dans le cadre d'une enquête du parquet national financier. L'enquête concerne l'ex-Premier ministre Édouard Philippe, l'adjointe au maire du Havre en charge de l'innovation et du numérique, Stéphanie de Bazelaire, et la directrice générale des services de la communauté urbaine, Claire-Sophie Tobias. Les accusations portent sur des infractions telles que la prise illégale d'intérêts, le favoritisme, le détournement de fonds publics et le harcèlement moral. L'enquête se concentre sur une mission confiée à une association chargée de l'animation de la Cité numérique du Havre. Les trois personnes impliquées sont soupçonnées d'avoir enfreint les règles des marchés publics pour favoriser l'association French Tech. En juillet 2020, Édouard Philippe a signé une convention avec Stéphanie de Bazelaire pour l'exploitation et l'animation de la Cité numérique. LH French Tech, l'association présidée par Stéphanie de Bazelaire, a été sélectionnée pour cette mission et devait recevoir une compensation de 2,154 millions d'euros de la communauté urbaine. Édouard Philippe a confirmé les perquisitions et a déclaré que lui et les autres personnes impliquées coopéreront avec les magistrats. La Ville du Havre et la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole se tiennent à la disposition du parquet pour fournir tous les éléments de l'enquête. L'avocate de la plaignante a souligné l'importance de protéger les lanceurs d'alerte et a qualifié cette affaire de véritable sentinelle démocratique.
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