Erreurs, abus et «surveillance de masse»... La colère gronde aux États-Unis face aux caméras dopées à l’IA de Flock Safety
Plusieurs dizaines de milliers de caméras de surveillance, développées par l’entreprise Flock Safety et dopées à l’intelligence artificielle, sont installées à travers les États-Unis. Ces dispositifs, utilisés par de nombreuses forces de l’ordre, enregistrent en permanence les plaques d’immatriculation et les déplacements de tous les véhicules, créant ainsi une base de données nationale interrogeable par les abonnés. Cette technologie, présentée comme un outil d’aide à l’enquête, suscite de vives critiques en raison de ses dérives éthiques et de son potentiel d’atteinte à la vie privée.
L’affaire d’un policier de Milwaukee, Josue Ayala, a récemment mis la lumière sur ces abus. Ce dernier a utilisé à son insu la base de données Flock pour espionner à plusieurs reprises l’ex-petite amie et son nouvel ami, consultant illégalement des centaines de fois les informations recueillies par les caméras entre mars 2025 et mai 2026. Ce cas exemplifique alimente la colère et l’inquiétude de nombreux citoyens et défenseurs des droits, qui dénoncent une surveillance de masse accrue et un manque de régulation.
Les critiques s’élèvent également face à la prolifération de ces appareils, parfois détruits par des citoyens inquiets. Si Flock Safety assure que ses outils sont essentiels pour l’aide à la recherche et la sécurité publique, les incidents comme celui de Milwaukee soulignent les risques d’instrumentalisation et de violation des libertés individuelles. Les débats sur l’équilibre entre sécurité et vie privée se renforcent, tandis que des appels à une législation plus stricte se font entendre face à l’expansion incontrôlée de cette technologie controversée.
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