Gabriel Attal dénonce des "ingérences en faveur de candidats, notamment du RN qui est un allié objectif de la Russie"
Gabriel Attal, en déplacement à Argelès-sur-Mer ce lundi 10 août, a abordé la question des ingérences étrangères dont il a été la cible la semaine dernière, liant ces opérations au Rassemblement national. Le président du parti Renaissance a exprimé sa crainte de voir de telles manœuvres se multiplier pendant la campagne électorale, tant contre que pour certains candidats, et a pointé du doigt le Rassemblement national comme un allié objectif de la Russie. Il a rappelé que les services avaient alerté sur des ingérences russes favorables à la liste du RN lors des européennes de 2024.
Selon lui, la recrudescence de ces attaques cyber et autres interventions étrangères, qui ont également touché d'autres candidats comme Raphaël Glucksmann ou Édouard Philippe, témoigne de l'enjeu majeur des prochaines élections de 2027. Gabriel Attal a accusé le régime du Kremlin de vouloir fausser le scrutin français, qualifié d'un des plus importants de la Ve République, dans le contexte géopolitique actuel marqué par la guerre en Ukraine et les rivalités entre grandes puissances. Ces ingérences, selon lui, visent à compromettre la liberté et la souveraineté des Français.
Le ministre a confirmé que le RN avait bénéficié en 2024 d'opérations russes et estime que ce sera encore le cas lors de la prochaine élection. Il a notamment décrit les projets d'alliance militaire franco-russe proposés en 2022, affirmant que si Marine Le Pen avait été élue, la France aurait soutenu la Russie plutôt que l'Ukraine. Gabriel Attal a déposé une plainte la semaine précédente pour ingérence, révélant notamment des atteintes à sa santé personnelle.
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