Hantavirus : pas de rongeurs de l’espèce potentiellement porteuse de la souche dans la province de Mendoza

Dans le cadre de recherches visant à identifier un éventuel foyer d’hantavirus en Argentine, des rongeurs ont été capturés et analysés dans la province de Mendoza, à l’ouest du pays. Les autorités sanitaires ont annoncé vendredi, via un rapport préliminaire, qu’aucun des rongeurs prélevés n’appartenait à l’espèce Oligoryzomys longicaudatus, connue pour être le principal réservoir du hantavirus de souche Andes, transmissible d’humain à humain. Cette découverte exclut donc, pour l’instant et localement, une transmission par cette voie dans la région de Mendoza, contrairement à d’autres provinces patagoniennes comme le Chubut, le Rio Negro ou la Neuquén. Les travaux, menés par des biologistes de l’institut Malbran de Buenos Aires, ont consisté à installer plus de 250 pièges autour de Malargüe, la ville traversée par le « patient zéro », un passager néerlandais décédé. Ce dernier avait séjourné auparavant plusieurs mois en Argentine, ainsi qu’à Ushuaia, en Terre de Feu, à bord du navire de croisière Hondius, où un cluster avait déclenché une alerte sanitaire fin mai. Si les analyses en cours sur les échantillons doivent se poursuivre, les premiers résultats ne permettent pas de confirmer la présence du virus dans la zone étudiée. Parallèlement, les autorités de la Terre de Feu continuent de rejeter l’hypothèse d’une contamination liée au navire provenant d’Ushuaia, où aucun cas n’avait été déclaré depuis trente ans. L’origine exacte du foyer reste donc inconnue.
Katen Doe

Le Parisien

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