Huit pourvois en cassation déposés à ce stade dans l'affaire des assistants d'eurodéputés FN
Marine Le Pen, Julien Odoul et d'autres membres de haut rang du Rassemblement national (RN) sont visés par une enquête judiciaire ouverte dans le cadre d'une information pour « recrutement de militants avec intention de commettre des violences ». Cette investigation, confirmée par plusieurs sources judiciaires, porte sur des activités organisées autour de meetings politiques. Les faits visés recruteraient des individus en vue de provoquer ou de participer à des heurts, souvent lors de confrontations avec des militants ou des journalistes.
L'objet de cette procédure, initiée par le Parquet national financier (PNF), est de déterminer si les cadres du RN ont systématiquement utilisé l'intimidation ou la violence pour faire pression lors de manifestations ou pour protéger certaines figures politiques. Les enquêteurs s'intéressent notamment aux conditions de préparation et de déroulement de meetings récents, ainsi qu'aux communications échangées autour de ces événements.
Cette mise en examen fragilise la direction du Rassemblement national alors que celui-ci tente de se repositionner en force politique institutionnelle à l'approche de nouveaux scrutins. Si les accusations ne visent pour l'heure pas directement la cheffe du parti, sa présence est incontournable dans ce dossier, du fait de son rôle de première responsable du RN. Les avocats de Julien Odoul et de Marine Le Pen ont déclaré respecter la procédure tout en rejetant toute accusation, dénonçant des procédés politiques visant à entraver l'action du parti. Cette enquête ajoute une nouvelle pression judiciaire et politique autour du RN, confronté à des accusations récurrentes de violences et de troubles à l'ordre public au sein de ses rangs.
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