«Il va y avoir de la grosse casse» : alerte rouge dans le jeu vidéo français face aux fermetures et aux licenciements en cascade
Lors du salon Game Camp 2026 à Lille, l'onde de choc des fermetures et licenciements dans l'industrie du jeu vidéo français a été confirmée. Plusieurs acteurs majeurs du secteur vacillent, plongés dans une crise durable. Des professionnels, rencontrés dans les allées de l'événement, partagent leur inquiétude. Un salarié du studio Midgar, situé à Lille, a ainsi livré son constat : sa structure, comptant une vingtaine de personnes, dépend de Nacon, en redressement judiciaire. Ce dernier ne pouvant plus soutenir le marketing, son studio a été mis en vente par la justice, son jeu "Edge of Memories" incertain. Pour lui, l'absence de jeu commercialisé sur son CV représente un frein majeur à la reprise, craignant de se retrouver sans emploi dans un contexte déjà périlleux. Cette situation ne concerne pas un acteur isolé, mais témoigne d'une déstabilisation générale de la filière. Les sources du secteur y voient une annonce de "grosse casse". La partie la plus durement touchée semble être les jeunes structures, dont les projets, parfois aboutis après des années de développement, risquent d'être abandonnés faute de soutien financier. Cette crise, de ampleur mondiale, a asséché les financements et fragilisé la plupart des fleurons nationaux, jetant une incertitude lourde sur l'avenir du jeu vidéo français.
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