Jeanine Pirro, fidèle de Trump, sur la sellette après avoir osé le contredire sur le bassin de Washington
La procureure générale de Washington, Jeanine Pirro, a démenti la version du président des États-Unis, Donald Trump, concernant les dégâts subis par le bassin du Lincoln Memorial. Fin juillet, le chef de l’exécutif fédéral avait accusé un ex-athlète olympique, David Hearn, d’acte de vandalisme, estimant que la rénovation du bassin avait coûté 14 millions de dollars et ne cessait de dénoncer cette thèse. Pourtant, selon un document présenté par la procureure générale et consulté par les médias, les premières conclusions sont bien différentes. Celui-ci indique que les dégradations ne résultent pas d’un acte délibéré, mais plutôt d’une « installation bâclée ». Plusieurs facteurs sont mis en avant, tels que des retards dus aux intempéries, des difficultés techniques répétées et une pression constante pour achever les travaux avant les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis. Un ingénieur avait d’ailleurs signalé, dès le 11 juin, que certaines parties du revêtement commençaient à se décoller, soit huit jours avant l’arrestation de David Hearn. Face à ces éléments, la procureure générale conclut qu’il est difficile d’attribuer l’ampleur des dégâts à des actes de vandalisme, et encore moins d’établir ce point hors de tout doute raisonnable. Donald Trump, mécontent de cette position, a rapidement désavoué son alliée, la qualifiant de « fidèle » tout en continuant de maintenir que des vandales sont responsables. Depuis, les spéculations sur son éventuelle décision à son égard se multiplient, notamment après le départ de la procureure générale de la Maison Blanche avec des documents en sa faveur.
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