« L’absentéisme s’installe à un niveau élevé » : près d’un tiers des salariés a été absent au moins une fois en 2025
L'absentéisme au travail continue de se détériorer en France, créant une situation économique et sociale préoccupante, selon les dernières données. Les coûts pour la collectivité sont considérables et en constante augmentation.
D'après le 10e baromètre annuel de l'absentéisme, près d'un tiers des salariés (30,6 %) ont été arrêtés au moins une fois l'année dernière. Cette prévalence a entraîné une hausse significative du taux d'absentéisme, qui est passé de 3,3 % en 2018 à 4,3 % en 2025, une augmentation de 25,5 %. Cette progression est essentiellement due à l'allongement de la durée moyenne des arrêts, qui est passé de 23,1 à 23,7 jours en un an.
Les causes de ces absences sont variées, mais les pathologies de santé mentale dominent largement. Elles représentent 37,8 % des arrêts de plus de 30 jours, devant les affections rhumatologiques (21,6 %) et la traumatologie (15,1 %).
Les conséquences financières pour le système de santé sont alarmantes. Les dépenses liées aux arrêts de travail ont atteint 18 milliards d'euros en 2025 pour l'Assurance maladie, soit une hausse de 45 % par rapport à 2019. Ce coût ne prend pas en compte celui de la fonction publique, qui s'élève à environ 15 milliards d'euros, ni les indemnisations des organismes complémentaires. L'économiste Laurent Cappelletti estime que, en incluant les coûts cachés tels que la désorganisation ou la perte de clients, la facture totale pour la collectivité pourrait dépasser les 100 milliards d'euros par an. Malakoff Humanis constate que « l’absentéisme s’installe à un niveau élevé », même si la pandémie de Covid appartient au passé.
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