« L’actuel nationalisme chrétien américain ressemble à celui des années 1920 »
L'article imagine le retour de W.E.B. Du Bois aux États-Unis contemporains, sous l'ère Trump, et son analyse d'un pays profondément changé en apparence, mais révélateur de ses vieilles fractures. Il explorerait avec une ironie amère le paradoxe d'une nation où les chrétiens blancs votent massivement pour un leader controversé, au discours raciste et xénophobe, par simple appât du gain et rejet du pluralisme.
Selon le penseur, ce choix ne surprendrait guère. Il y reconnaîtrait le paysage religieux et politique de son époque des années 1920, où le fondamentalisme protestant, triomphant, justifiait la violence et l'ignorance. Du Bois identifierait les mêmes mécanismes : le rejet de la raison au profit de dogmes, l'instrumentalisation de la religion à des fins politiques et conservatrices, et la collusion étroite entre christianisme blanc, capitalisme et projets impérialistes. Les élites évangéliques, principaux soutiens de Trump, seraient les héritiers directs de ce courant fondamentaliste, parfois proche du fascisme, mobilisant la peur et l'exclusion.
L'auteur montrerait enfin que le langage de Trump, son rejet de la charité et de la justice sociale, son culte de la force et de la supériorité nationaliste, ne font que reprendre le discours acerbe de Du Bois lui-même, rappelant que "l'Amérique est ce qu'elle est parce que les Américains croient à l'ignorance". Le texte conclut en suggérant que le slogan "Make America Great Again" est une fausse promesse, ramenant le pays à une époque régressive et dure, où triomphent l'arrogance et l'inégalité, comme en témoignait déjà son œuvre en 1907.
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