L’idée radicale de François Bayrou face au « risque » d’un second tour Mélenchon-Le Pen en 2027

L’ancien Premier ministre et figure centriste François Bayrou appelle à l’urgence à organiser une grande primaire « tous ceux qui rejettent les extrêmes » en vue de la présidentielle de 2027. Dans un entretien publié dimanche 9 août au « Figaro », il juge « le risque maximum » un second tour entre l’extrême droite et l’extrême gauche en 2026, qu’il qualifie de « catastrophe » pour le pays. Selon lui, aucun des prétendants actuellement dans l’espace républicain, même Édouard Philippe mieux placé dans les sondages, n’est aujourd’hui en mesure de fédérer largement autour d’un projet de « profond renouvellement ». Bayrou propose donc une primaire fin janvier ou début février, suivie d’une campagne de deux mois, afin de désigner un candidat unique capable de rassemblement avant la fin du scrutin, qui se joue souvent à l’ultime semaine. Il appelle nommément plusieurs figures — de Bernard Cazeneuve à Michel Barnier, en passant par Xavier Bertrand, Bruno Le Maire, François Baroin ou Yaël Braun-Pivet — dont les intentions demeurent, selon lui, insuffisamment claires. L’ex-maire de Pau estime que faute de méthode concertée, faute d’accord large, le risque est que l’opposition se fracture « par effraction, par bousculade ». Il souligne aussi le rôle d’Émmanuel Macron, dont le soutien a été décisif en 2017 et 2022, sans toutefois identifier de successeur crédible. Par ailleurs, il met en avant l’expérience et le large rassemblement de l’ancien commissaire européen Thierry Breton, proche des cercles réformateurs. Bayrou insiste : « tous ceux qui veulent se présenter doivent maintenant s’exprimer » avant la rentrée, faute de quoi « la période des présentations, c’est la rentrée ».
Katen Doe

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