La chroniqueuse Xenia Fedorova, accusée de relayer la propagande russe, est visée par un arrêté d'expulsion, annonce le ministère de l'Intérieur
Le Quai d’Orsay a accusé une intervenante régulière des médias appartenant au groupe Bolloré de reproduire «mot pour mot les narratifs de propagande russe». Cette dénonciation, formulée sans circonspection, cible spécifiquement les prises de parole de la journaliste et commentatrice sur les chaînes du groupe, accusées de colporter sans modification les thèmes informationnels soutenus par Moscou. Les services diplomatiques français estiment que ces discours, relayés sur des plateformes médiatiques nationales importantes, participent activement à la diffusion d’un récit favorable au Kremlin dans le contexte des tensions internationales actuelles. Cette intervention est la première d’une série de mesures orchestrées contre les «influences russes» sur l’espace public français. Le ministère souhaite ainsi cadrer nettement la ligne éditoriale de ces médias, perçus comme un maillon essentiel de la stratégie informationnelle adverse. Les journalistes et éditeurs concernés dénoncent quant à eux une atteinte à la liberté d’expression et une instrumentalisation de la diplomatie à des fins politiques. Ce conflit dévoile les tensions persistantes entre le pouvoir exécutif et les acteurs de l’information, tensions qui cristallisent autour de la question cruciale de la manipulation narrative et de la responsabilité des médias dans la guerre des représentations. Le débat suscité risque de durcir les positions de chacun et de compliquer le dialogue entre les autorités et le secteur médiatique français, alors que l’état de l’opinion reste suspendu à ces confrontations verbales.
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