La France doit-elle supprimer le délai de prescription pour les crimes sexuels ?
Un cas exemplifique illustre la situation des femmes victimes de viols en France face à la prescription. Une femme allemande, ayant assisté à l'affaire Jeffrey Epstein, a reconnu en 2026 son agresseur présumé, un collaborateur du sulfureux financier américain. Elle avait subi un viol à Paris en 1986, lors d'une mission en tant qu'au pair. Son récit, rapporté par l'hebdomadaire allemand *Der Spiegel*, met en lumière un obstacle majeur à la justice : la prescription. En effet, lorsque la victime a déposé sa plainte, quatre décennies après les faits, celles-ci étaient devenues prescrites, l'empêchant ainsi de poursuivre son agresseur.
Son expérience n'est pas isolée et rejoint un mouvement plus large. En France, victimes et associations militent activement pour l'abolition totale du délai de prescription pour les crimes sexuels. Ce débat est actuellement au cœur de l'actualité judiciaire et médiatique, porté par des affaires retentissantes. La situation d'Anna, tel que relayé par la presse internationale, souligne l'urgence d'une réforme. Elle témoigne de la souffrance prolongée de nombreuses survivantes, incapables de dénoncer des faits pour des raisons procédurales, et interroge la capacité du système judiciaire à rendre justice longtemps après les faits. Ce combat pour une nouvelle législation, qui pourrait faire tomber les délais de prescription pour les viols, se poursuit donc avec détermination de la société civile.
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