« Là-haut, c’était irrespirable, un vrai four » : Wahida, 66 ans, est morte seule sous les toits de Paris
Témoin d'une tragédie silencieuse, Christine, résidente du XIVe arrondissement de Paris, partage le récit d'un drame dont elle est demeurée longtemps la spectatrice impuissante. Tout près d'elle, au 13, square de Châtillon, vivait Wahida Kerchache, une voisine âgée de 66 ans. Pour Christine, le drame a mis fin à une routine quotidienne observée depuis de nombreuses années. Elle se souvient de ces matinées où Wahida sortait, le cœur gros, pour aller au travail. Cette routine, Christine la reconnaît, était devenue une simple mélodie familière : une petite silhouette menue, les cheveux recouverts d’un foulard, marchant péniblement, la tête baissée vers le sol et les épaules courbées. Cette image, devenue aujourd'hui anachronique, hante les souvenirs de la voisine. Pourtant, jusqu'au jour fatidique, rien ne laissait présager l'irréparable. L’immeuble, où Wahida Kerchache avait élu domicile depuis près de trente ans, dans une chambre de bonne au dernier étage, n’a pas retenu son souffle. C’est dans son intimité que son corps sans vie a été découvert, lundi 29 juin, sonnée brusquement par la mort. Si la fenêtre de son logement reste aujourd’hui désespérément ouverte, laissant deviner l'absence de son occupante, la souffrance de Christine, elle, demeure enfermée dans le silence d’un deuil inconsolable. Chacun vit désormais avec la trace de cette disparition, qui soulève le terrible questionnement sur le drame d’un voisinage si ordinaire.
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