La vague anti-IA se retourne contre les patrons de la tech, qui craignent pour leur sécurité
Depuis plusieurs mois, l’ambiance dans la Silicon Valley se durcit considérablement, marquée par une recrudescence de menaces et de discours violents à l’encontre des acteurs de l’intelligence artificielle. Des incidents graves ont été rapportés par *The Wall Street Journal* au cours des derniers mois. En avril, un homme a tenté de pénétrer dans les locaux d’Anthropic en courant vers un responsable pour avertir qu’elle allait être assassinée, quelques jours seulement après une tentative d’incendie criminel visant la résidence de Sam Altman, PDG d’Open AI. Les autorités de San Francisco ont également découvert un manifeste appelant à l’assassinage des dirigeants et investisseurs du secteur, à l’origine d’une enquête sur un incendiaire.
Les entreprises ne sont pas en reste. Chez Anthropic, un nouvel employé a menacé d’« écorcher vifs les enfants des employés », accusant la société de l’avoir volé. Une autre menace écrite a été signalée en juin, un client mécontent affirmant vouloir régler sa facture avec son pistolet. Face à cette montée d’hostilité, certains dirigeants, craignant pour leur sécurité et celle de leur personnel, se déplacent désormais avec des gardes du corps armés.
Cette recrudescence d’hostilité s’explique par une opposition croissante à l’IA, nourrie par la crainte d’un remplacement massif de l’emploi, des préoccupations environnementales liées aux centres de données, et un ressentiment croissant. Un récent sondage indique que 55 % des Américains considèrent que l’IA fait plus de mal que de bien, et un consultant spécialisé note que le discours technologique est parfois assimilé à celui d’une révolution industrielle où les « luddites » n’étaient pas des opposants pacifiques.
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