Le 26 juin 2026, la canicule a plus tué que n’importe quelle journée pendant le Covid

La canicule enregistrée fin juin en France a provoqué une surmortalité exceptionnelle, faisant de la journée du 26 juin l'une des plus meurtrières depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon les données de l'Insee, cette date a enregistré 2 935 décès toutes causes confondues, soit près du double du nombre de décès habituel pour cette période de l'année et dépassant le pic de mortalité observé pendant la première vague du Covid-19 en avril 2020. Les températures ont atteint des records historiques, avec un pic national de 41,3 °C dans le Sud-Ouest et une nuit la plus chaude jamai enregistrée en France. Le seuil des 40 °C a été dépassé sur près de la moitié du territoire. Cette vague de chaleur, la quatrième depuis le début de l'été, a touché de manière massive la population, avec un excès de 5 764 décès toutes causes confondues sur la période du 17 juin au 2 juillet, selon Santé publique France. Si la surmortalité du 26 juin a été particulièrement importante chez les personnes âgées et à domicile, elle a concerné toutes les classes d'âge à partir de 15 ans. Au total, 21 674 décès ont été observés sur la période, représentant une augmentation de 36,2 % par rapport aux attentes. Les autorités rappellent que les journées des 24 et 25 juin ont été les plus chaudes jamais relevées en France, avec une température moyenne nationale de 30 °C. Bien que la mortalité observée le 26 juin n'ait pas atteint le niveau de celle des canicules de 2003, qui avaient causé 15 000 morts, l'ampleur de l'épisode renforce l'urgence de la mise en œuvre des dispositifs prévus pour faire face aux vagues de chaleur extrêmes.
Katen Doe

Le HuffPost

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