Le feu d’artifice pour les 250 ans des États-Unis a rendu brièvement Washington la ville la plus polluée au monde
Le 4 juillet, la fête nationale américaine a provoqué un pic de pollution à Washington, faisant de la capitale le point le plus pollué du monde pendant plusieurs heures, selon les données d’IQAir publiées le 6 juillet. Cette situation est imputable au tir d’un immense feu d’artifice, organisé pour célébrer le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance. Plusieurs milliers d’artifices, dont 850 000 selon l’entreprise Pyrotecnico, ont été déchargés en moins de 40 minutes, provoquant une dégradation brutale de la qualité de l’air. Les relevés des stations de surveillance ont montré une forte augmentation des particules fines à partir de 20 heures, culminant peu avant minuit lors du tir principal sur le National Mall, retardé par des orages. Les concentrations ont dépassé 200 microgrammes par mètre cube, contre un plafond de 35 microgrammes recommandé par l’Agence de protection de l’environnement sur 24 heures. Des alertes « code violet » ont été diffusées pour l’ensemble de la population dans une grande partie de Washington et des États voisins du Maryland et de la Virginie. L’AFP, citant un porte‑parole de l’EPA, a rapporté que les autorités avaient évité le pire grâce à des orages survenus avant et pendant le spectacle, qui ont dissipé la fumée. L’épisode a toutefois relancé le débat sur les impacts environnementaux et sanitaires des feux d’artifice massifs. Une demande d’enregistrement du tir comme record du monde est à l’examen du Guinness World Records.
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