Le gouvernement Trump accentue sa “chasse aux sorcières” contre les antifas
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a invité des responsables politiques de plus de soixante pays à une réunion au sommet, le 16 juillet à Washington, consacrée à la « résurgence d’une menace terroriste transnationale d’extrême gauche ». Cette initiative, orchestrée notamment par le responsable antiterroriste Sebastian Gorka et le chef de cabinet adjoint Stephen Miller, vise à qualifier les antifas de mouvement terroriste étranger, permettant ainsi de justifier des poursuites contre des militants américains et d’utiliser les outils du contre-terrorisme, comme la surveillance, contre eux. L’appellation « antifa » ne désignant pas une organisation structurée, mais une nébuleuse de militants hostiles au fascisme et à l’extrême droite, cette démarche a semé la consternation au sein du gouvernement américain, notamment au ministère de la Justice et au conseil juridique de la Maison-Blanche, ainsi qu’chez certains alliés européens qui ne perçoivent pas cette menace de la même manière. Plusieurs de ces derniers, interrogés par The Washington Post, ont manifesté des réticences face à une initiative perçue comme dangereuse. Des membres de l’administration américaine s’inquiètent également de ce que cette initiative crée un précédent, craignant qu’un futur président, démocrate ou de gauche, n’en fasse un outil contre des militants conservateurs. Tommy Pigott, porte-parole du département d’État, a justifié cette réunion en évoquant une menace « ancienne qui émerge à nouveau » et affirmant que l’établissement de liens avec des organisations terroristes étrangères permettrait de mener des enquêtes et des poursuites. Cette polémique reflète une tension croissante autour de la réponse du gouvernement Trump à l’extrême gauche.
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