Le Parquet national antiterroriste ouvre une enquête après des menaces formulées par le FLNC-UC contre les "étrangers", y compris les Français non-Corses
Des membres du FLNC-UC, un mouvement nationaliste corse, ont adressé un message ferme et direct aux personnes non-Corses installées sur l'île. Dans une déclaration publiée récemment, les militants ont exhorté ces derniers à « rester chez eux ». Cette mise en garde coïncide avec la poursuite de la revendication corse pour la reconnaissance et le respect de ses droits nationaux, qui demeurent à ce jour partiellement ou totalement ignorés par l'État français.
Le choix des mots est particulièrement dur et traduit une imprégnation nationaliste affirmée. La phrase « en attendant que nos droits nationaux soient reconnus et respectés » souligne une situation de blocage persistante entre la collectivité corse et les autorités centrales. Elle traduit le sentiment d'une attente interminable et d’un échec de la part des institutions à inscrire la spécificité de l'île dans le droit national.
Cette déclaration cible spécifiquement les non-Corses, suggérant que leur présence même sur le territoire est perçue comme une atteinte à la légitimité revendiquée par le FLNC-UC. Le sous-entendu est clair : dans l'attente d'une solution politique ou législative, l'immigration et la présence continue des « outsiders » sont considérées comme incongrues voire hostiles. La communication vise donc à renforcer le bloc communal tout en exerçant une pression symbolique sur ceux qui, depuis l'extérieur ou d'autres régions, s'installent en Corse.
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