Le Pen-Bardella : les failles cachées d’un ticket pas forcément gagnant
Marine Le Pen, la dirigeante du Rassemblement national, a entamé une quatrième campagne en vue de l'élection présidentielle sous le poids d'une condamnation pour détournement de fonds publics. Cette condamnation, liée à l'affaire des assistants parlementaires européens, a été confirmée en appel l'année dernière, bien que la peine d'inéligibilité associée n'ait finalement pas été retenue. Elle a annoncé sa candidature en direct sur TF1, devant plusieurs millions de téléspectateurs, refusant de laisser cette condamnation freiner sa volonté de se représenter.
Cette décision coïncide avec l'officialisation du duo entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, ex-candidat à la primaire du mouvement. Si leur alliance a été officialisée pour briguer la présidence, des signes de faiblesse sont apparus dans leur relation au fil des derniers mois. L'épreuve de la campagne risque de mettre à rude épreuve leur capacité à maintenir une unité de façade.
Le contexte judiciaire ne constitue pas le seul obstacle pour le Rassemblement national. Dans les villes où le parti vient de remporter des élections, comme dans la Sarthe, des manifestations ont émaillé la visite de terrain de la présidentielle. Des manifestants ont exprimé leur hostilité envers la candidate, rappelant des souvenirs de marches anti-Fillon. Cette opposition pourrait compliquer la mobilisation des électeurs et alourdir la tâche de communication du RN, qui cherche à présenter une image de renaissance et de cohésion autour de son programme.
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