Les anti-loi fin de vie jettent leurs dernières forces dans la bataille avant une adoption prévue cette semaine

Le débat sur la fin de vie connaît un rebondissement majeur avec l’ultime vote prévu ce mercredi 15 juillet à l’Assemblée nationale sur une proposition de loi légalisant l’assistance au suicide et, dans certains cas, l’euthanasie. Ce texte, porté par le président Emmanuel Macron, doit être définitivement adopté, marquant la conclusion d’un long processus législatif. La chambre basse a déjà approuvé le texte en fin de juin, et le gouvernement table sur une adoption définitive ce mercredi, malgré une opposition farouche. Plusieurs centaines d’opposants, essentiellement regroupés à droite, ont redoublé d’activité ces derniers jours. Ils brandissent des arguments moraux, éthiques et religieux, dénonçant une « perte de tout sens de l’humanité ». Des personnalités comme François-Xavier Bellamy ou Bruno Retailleau ont fustigé une « société de la mort » et réclamé un sursis. L’ancien Premier ministre François Fillon a lui aussi rappelé son opposition, plaidant pour un report du débat à la campagne présidentielle de 2027. Parallèlement, des recours sont envisagés. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a annoncé son intention de saisir le Conseil constitutionnel, une procédure qui pourrait retarder l’application du texte. Les critiques pointent également du doigt un manque de concertation, notamment à l’issue d’un échange raté avec la Convention citoyenne sur la fin de vie. Les soutiens au texte, fortement majoritaire dans l’opinion publique selon une récente étude, voient cette loi comme une réponse indispensable à la souffrance de patients en phase terminale, notamment pour pallier les carences en soins palliatifs. L’Assemblée se prononce donc sur un sujet qui divise profondément le pays, entre revendications éthiques et droits des patients.
Katen Doe

Le HuffPost

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