“Les États-Unis ont réveillé le dragon endormi” : Téhéran veut croire en sa victoire
Face aux frappes américaines et israéliennes dévastatrices, le régime iranien a officialisé un récit de résilience et de renforcé de son autorité. Téhéran a vécu une période d’intenses frappes qui ont causé la mort de près de 3 500 civils, détruit des infrastructures critiques et abouti à la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que de hauts commandants militaires. Malgré l’ampleur de ces pertes, les élites du régime et les analystes interrogés s’accordent à constater que l’ennemi n’a pas atteint son objectif affiché d’un affaiblissement total. Au contraire, l’Iran semble ressorti de l’épreuve avec une confiance accrue.
Un responsable du régime a ainsi estimé que les États-Unis avaient commis une « grave erreur » en « réveillant le dragon endormi », reconnaissant que le conflit a entraîné d’importants coûts, mais a mobilisé des moyens auparavant réservés. Cette union nationale autour de la figure du martyre du guide suprême a semé le trouble au sein même des rangs. Le pouvoir a profité de l’unité de circonstance pour renforcer son contrôle, tandis que la propagande d’Éat affichait des chants de victoire. L’onde de choc a aussi suscité un débat sur la scène internationale, certains considérant que la riposte iranienne, notamment par le biais de missiles et de drones, a dépassé les attentes et démontré une capacité de résilience inédite, même si le pays fait face à d’importants défis économiques et sanitaires en interne.
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