Les océans mondiaux ont atteint un pic de chaleur en juin, à près de 21°C
L’Agence spatiale européenne (ESA) et l’observatoire Copernicus ont révélé une nouvelle donnée concernant la pollution atmosphérique en Europe. Selon leur analyse, les émissions de dioxyde de soufre (SO2) générées par l’activité humaine ont chuté de 60 % entre 2005 et 2023. Le dioxyde de soufre est un polluant gazeux produit essentiellement par la combustion du charbon dans les centrales électriques et les installations industrielles. Il est responsable de graves problèmes de santé publique, comme les maladies respiratoires, et contribue au phénomène de pluie acide.
Cette baisse spectaculaire s’explique par plusieurs facteurs. La politique de l’Union européenne en matière de qualité de l’air a été renforcée ces dernières années, avec des normes d’émissions plus strictes imposées aux industries. Parallèlement, de nombreux pays ont entrepris une transition énergétique, déplaçant une partie de leur production électrique du charbon vers des sources plus propres, comme le gaz naturel ou les énergies renouvelables.
Si cette tendance est encourageante, elle ne constitue pas une raison de célébrer. Comme le relève l’observatoire Copernicus, cette avancée pourrait indiquer « le début d’une nouvelle phase, nous conduisant, une fois de plus, en territoire inconnu ». En effet, la baisse des émissions de soufre pourrait avoir des conséquences imprévues sur le climat, à court terme, en modifiant temporairement le réchauffement global, et à long terme, en affectant la formation des nuages. L’équilibre de la planète reste complexe et ses réactions encore mal comprises.
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