LFI n’arrive pas à se dépêtrer des accusations après le concert interrompu de Barbara Butch

Depuis plusieurs jours, La France insoumise (LFI) est la cible d’importants remous politiques et médiatiques, accusée d’antisémitisme après l’interruption d’un concert de la DJ Barbara Butch à Grenoble fin juillet 2026. Cet incident a dégénéré en une intense vague de critiques, non seulement de la part de l’extrême droite, mais aussi de figures de la gauche, certaines estimant que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon cible une artiste déjà victime de campagnes de haine. LFI plurielle, Manuel Bompard et Mathilde Panot ont défendu leur position, rappelant leur soutien à Barbara Butch, notamment après les Jeux Olympiques de Paris, où elle avait été attaquée pour des raisons homophobes et grossophobes. Ils dénoncent des « méthodes » contestables et un « ciblage » excessif de la part de ses opposants. La DJ, elle, a qualifié l’antisionisme invoqué à Grenoble de « vêtement de l’antisémitisme » et a reçu le soutien de personnalités écartées du parti, comme Sandrine Rousseau et Clémentine Autain, qui déplorent une instrumentalisation politique nuisible aux luttes intersectionnelles. Parallèlement, la proposition de loi Yadan, visant prétendument à lutter contre les nouveaux antisémitismes, a fait l’objet d’un vif débat. Signée par Barbara Butch, elle a été critiquée par des juristes et des organisations juives pour son flou juridique et son risque de confusion entre antisémitisme et antisionisme. Bien que le texte ait été retiré, les tensions persistent autour de LFI, qui se trouve pris entre la gestion de ses propres discours et la gestion de la contestation interne et externe. Face à cette pression, l’heure est désormais à la « récupération » et à la « concentration sur son travail » pour l’artiste, tandis que le mouvement tente de préserver ses marges de manœuvre politiques.
Katen Doe

Le HuffPost

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