Lyhanna : Gérald Darmanin justifie son refus de démissionner malgré l’ampleur prise par l’affaire

Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a réuni les procureurs généraux à la suite des dysfonctionnements mis en lumière par l’affaire Lyhanna, impliquant le meurtre présumé d’une jeune fille et révélant des retards considérables dans le traitement des violences faites aux enfants. Bien que des erreurs aient été constatées au sein des services de la justice, le ministre a exclu toute responsabilité directe, rappelant que, depuis 2013, il ne peut donner d’instructions individuelles aux parquets en raison de l’indépendance des magistrats. Il a estimé avoir assumé ses responsabilités en présentant des excuses au nom des institutions, en commandant une inspection administrative et en convoquant les magistrats concernés. Face aux critiques et aux appels à la démission formulés par une partie de la gauche, Darmanin a défendu son bilan, mettant en avant la priorisation des violences aux femmes et aux enfants depuis son arrivée au ministère de la Justice. Il a déclaré avoir inscrit cette priorité dans une circulaire dès neuf jours après son entrée en fonction, tout en reconnaissant la lenteur des procédures comme un obstacle majeur dans l’affaire Lyhanna. Bien que les magistrats se sentent parfois abandonnés, le garde des Sceaux s’est dit prêt à sanctionner les défaillances avérées à l’issue de l’inspection, tout en affirmant sa confiance dans les professionnels de la justice. Il a également réitéré l’engagement de l’État à protéger les enfants, tout en pointant les contraintes de moyen et le caractère lent du processus judiciaire comme des éléments ayant freiné l’intervention rapide. L’affaire souligne ainsi les tensions entre la gestion centralisée des plaintes et la rapidité requise dans les enquêtes sur les crimes graves.
Katen Doe

Le HuffPost

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