"Mais non, ce n'est pas moi !" : quand l'outil de reconnaissance faciale des forces de l'ordre identifie... la mauvaise personne
L’Œil du 20 heures, enquête réalisée en partenariat avec le média d’investigation Disclose, révèle l’usage répandu de la reconnaissance faciale par les forces de l’ordre françaises. Le reportage s’appuie sur le témoignage d’un gendarme, qui décrit avoir été personnellement encouragé à utiliser ce logiciel lors de contrôles d’identité, en dehors des cadres légaux autorisés. Les enquêteurs ont pu observer comment cette technologie, normalement réservée à des usages très précis et encadrés par la loi, est aujourd’hui mise en œuvre de manière plus large sur le terrain. Cette pratique soulève de graves questions éthiques et juridiques, notamment en matière de respect de la vie privée et de droits fondamentaux. Le gendarme entendu explique que des consignes implicites ou parfois explicites lui auraient été données pour utiliser la reconnaissance faciale lors de simples contrôles, là où la loi ne le prévoit pas. L’enquête met en lumière un flou juridique et une form de normalisation progressive de ces pratiques au sein de certaines unités de police et de gendarmerie. Ce reportage pointe du doigt un déséquilibre entre les cadres réglementaires restrictifs et les pratiques effectives des agents, qui pourraient contourner les garanties légales. L’Œil du 20 heures et Disclosent interrogent ainsi la pertinence et la conformité de ces méthodes, alors que la réglementation française exige généralement une autorisation judiciaire ou un cadre très précis pour son utilisation.
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