Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet électronique, et à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 mois avec sursis : le fil de la journée et les réactions politiques
La cour d’appel de Paris a rendu une décision dans le long dossier de détournement de fonds publics visant des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (RN). Condamnée en première instance à quatre ans de prison, dont deux ferme, et cinq ans d’inéligibilité, Marine Le Pen a bénéficié d’un repliement de peine en appel. Elle a été condamnée à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 avec sursis, et à un an de prison ferme sous bracelet électronique. La cour a expliqué avoir apprécié la proportionnalité de la sanction au regard de la gravité des faits, tout en soulignant l’absence d’enrichissement personnel et rappelant que les peines d’inéligibilité n’étaient pas obligatoires à l’époque. Ce volet procédural, associé au droit de libre choix de l’électeur, a permis de réduire la peine. La décision laisse théoriquement ouverte la possibilité pour la dirigeante du RN de se présenter à la présidentielle de 2027, bien que celle-ci ait d’ores et déjà estimé impraticable de faire campagne avec un bracelet électronique. Plusieurs figures politiques ont réagi. Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé que son objectif restait de «débarrasser le pays du RN», tandis qu’Olivier Faure a déploré un détournement avéré de fonds européens et contesté la compatibilité d’une candidature avec cette condamnation. Du côté du RN, l’ancien trésorier Wallerand de Saint-Just a qualifié le jugement de «décevant sur le fond du droit», sans exclure un pourvoi en cassation. Marine Le Pen s’est rendue au siège du parti à l’issue de l’audience, où ses collaborateurs doivent discuter de la suite.
Public Sénat
20 Minutes
Le Monde
Le Parisien
BFM
Capital
Challenges
Courrier international
Europe 1
France Info
L'Équipe
L'Express
L'Humanité
L'Obs
La Croix
La Tribune
Le Figaro
Le HuffPost
Le Point
Les Echos
Libération
Marianne
RTL