Monique Barbut va démissionner après l’adoption de la loi d’urgence agricole à l’Assemblée
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé sa démission, quelques heures après l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi d’urgence agricole. Son départ, intervenu le 21 juillet 2026, traduit son désaccord persistant avec le texte, notamment en raison de la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide interdit en France depuis plusieurs années mais autorisé dans l’Union européenne. Monique Barbut, issue de la société civile, avait exprimé son opposition à cette disposition et avait confié, peu avant, son intention de démissionner au Conseil des ministres. Elle affirme avoir agi en conscience, refusant de se plier à une décision prise en défaveur de mesures environnementales et sanitaires.
Durant les débats, la ministre s’était aussi heurtée pour avoir critiqué l’idée de généraliser la climatisation face aux vagues de chaleur, plaidant pour une approche plus globale sur les forêts, l’agriculture et la biodiversité. Face à son départ, le Premier ministre a déclaré ne pas déposer d’amendement pour supprimer l’acétamipride, confirmant ainsi la décision controversée. Certains au sein du groupe macroniste à l’Assemblée ont suggéré que sa position fragilisée pouvait découler de la polémique antérieure sur la climatisation.
Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a soutenu Monique Barbut, saluant sa fidélité à ses convictions. Du côté du gouvernement, Maud Bregeon a justifié le choix de ne pas modifier le texte, estimant que démissionner sur un désaccord parlementaire est plus problématique. La démission de la ministre intervient alors que le débat sur les orientations agricoles et environnementales reste vif.
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