Mort de Marjane Satrapi : "Ses travaux d'artistes ont eu un impact très important, à l'échelle mondiale et chez les Iraniens", réagit son amie Azadeh Kian
La dessinatrice et scénariste franco-iranienne Marjane Satrapi est décédée à l’âge de 56 ans, comme l’a annoncé jeudi sa famille. Son décès a été qualifié par ceux qui l’entouraient d’« une tristesse », soulignant l’impact profond de cette perte. Satrapi avait traversé une épreuve identitaire et affective majeure avec le décès de son mari, Mattias Ripa, survenu un an auparavant. Selon ses proches, elle n’avait jamais fait le deuil de ce douloureux événement, la laissant dans un état de fragilité persistante. Son amie confirme que « depuis sa mort, Marjane n’était plus la même », indiquant que le chagrin persistant de son époux a ébranlé son équilibre jusqu’à son propre départ. Ce deuil non résolu semble ainsi avoir marqué durablement son existence, précipitant une transformation émotionnelle qu’elle n’a pas su surmonter. La figure emblématique de la bande dessinée franco-iranienne laisse donc derrière elle un héritage artistique majeur, teinté cette fois-ci par une tragédie personnelle où la peine et la solitude se sont multipliées. Son père, le journaliste et réalisateur iranien Nasser Satrapi, avait précédemment partagé des nouvelles la faisant apparaître comme fragile, mais avait refusé de préciser la nature exacte de son état de santé. Ces révélations, confirmées par son entourage, peinent à préciser les véritables causes du décès, laissant planer le soupçon que la souffrance morale aurait emporté bien des choses.
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