Mortalité record, pompiers exténués, nucléaire au ralenti, agriculture sinistrée… Après cet été de canicules, voilà ce qu’il ne faudra pas oublier quand il fera plus frais
L'été 2026 a été marqué par une intense série de canicules, un record de hectares incendiés et une sécheresse historique, causant d'importants souffrances physiques et psychologiques, perturbant gravement les activités économiques et entraînant des pertes materiales significatives, comme l'illustre le megafeu qui a ravagé le nord du bassin d'Arcachon fin juillet. Cette expérience chaotique a suscité l'espoir d'une bascule prise de conscience collective face à l'urgence climatique, la France apparaissant cependant profondément dépourvue face à ces nouvelles conditions extrêmes.
Dans le même temps, la perspective d'un retour à des températures plus fraiches fait craindre une inévitable désattention portée au sujet climatique. Le risque est particulièrement grand à court terme, alors que plusieurs formations politiques, notamment en période électorale précédant une élection présidentielle majeure, pourraient être tentées d'éloigner cette question délicate du débat public, en le réglant au second plan. La fin de l'été a donc rapidement ramené l'ombre de l'oubli, alors même que les experts soulignent la nécessité d'une action pérenne et d'une adaptation continue du territoire. Le défi restait donc moins de gérer l'urgence immédiate que de briser la séquence cyclique d'urgence suivie d'indifférence, qui a caractérisé les réponses successives aux crises climatiques.
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