« Nos élus évoluent dans un monde où le déni climatique est devenu la règle »
Dans une chronique publiée fin juin, Lucile Schmid, présidente de l’association La Fabrique écologique et chroniqueuse pour « La Croix », s’interroge sur les conséquences de la canicule observée en juin 2026. Elle pointe du doigt l’incapacité des politiques publiques à anticiper de tels événements, jugeant que la France et ses institutions restent prisonnières d’un modèle économique et financier ne connaissant aucune limite. Pour elle, cette situation aggrave les inégalités et rend indispensable la mise en œuvre de droits sociaux protecteurs, rappelant que la catastrophe climatique est en lien direct avec les conditions de vie et les vulnérabilités de chaque individu.
Elle décrit deux épisodes de canicule successifs, survenus en l’espace de trois semaines, qui ont contraint les populations à des adaptations variables selon leur localisation, leurs ressources et leurs possibilités d’évasion vers des zones plus fraîches. Cette multiplication des épisodes extrêmes renforce, selon elle, la nécessité d’une action politique et sociale coordonnée.
Lucile Schmid conclut en affirmant que le discours dominant, axé sur une toute-puissance humaine, est une illusion nuisible. Elle invite les citoyens à prendre conscience de ces enjeux et plaide pour une mobilisation collective, face à des environnements de plus en plus instables, où les risques climatiques ne laissent plus d’alternative qu’une transformation profonde de nos modèles sociaux et économiques.
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