Notre forêt brûle et nous regardons l’allumette
L'incendie de Fontainebleau représente un tournant majeur dans la gestion des feux de forêt en France, avec plus de 2 000 hectares détruits, soit près de 10 % de la superficie du massif, constituant le sinistre le plus important de l'ère contemporaine. Cette catastrophe marque également la première mobilisation dans la région Île-de-France de deux avions Canadair, moyen aérien exceptionnel pour la zone. Par ailleurs, l'incendie se produit au cap Fréhel, en Bretagne, confirmant la quasi-absence de territoires à l'abri désormais.
Par ailleurs, la situation est aggravée par une sécheresse généralisée sans précédent depuis 2013, avec 98 des 101 départements français en vigilance. Les premiers mois de 2026 ont déjà enregistré plus de 40 000 hectares de surfaces brûlées, établissant un nouveau record de dévastation avant le milieu de l'année au XXIe siècle.
Cette série de records, selon les analyses, s'inscrit dans la tendance prévue depuis trente ans par les scientifiques. Le réchauffement climatique entraîne des saisons sèches prolongées et un assèchement des sols, provoquant des feux de forêt plus précoces, plus intenses et se déplaçant vers le nord. L'incendie de Fontainebleau n'est donc pas un événement isolé, mais le symptôme d'une nouvelle réalité climatique qui transforme durablement le risque incendie en France, rendant obsolète la vision traditionnelle de zones protégées.
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